Congrégation des soeurs de Marie Auxiliatrice

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L’humilité de Marie-Thérèse de Soubiran (1ère partie )

Humble et humiliée à la suite de Jésus-Christ humilié.

Marie-Thérèse de Soubiran, jusque dans les situations extrêmes qui ont jalonné sa vie, a vécu l’humilité sous toutes ses formes.

Très jeune, Sophie Thérèse apprit, dans le mouvement marial que dirigeait son oncle le chanoine Louis de Soubiran, à rompre sa volonté propre pour s’abandonner à la volonté de Dieu. Dès l’âge de 16 ans, elle découvrit la beauté et la valeur du travail apostolique et elle note :
"Je compris l’abnégation qu’exigeait ce travail tout divin et combien il est nécessaire de s’y dépenser sans cesse, sans rien retenir pour soi-même, avec un soin tout particulier de tout rapporter à Dieu." (Amour et Miséricorde 1850)
Nous avons bien là une attitude concrète d’humilité à l’opposé de l’orgueilleux qui se glorifie de ses oeuvres.

Elle a 20 ans lorsque son oncle chanoine lui demande de réintroduire le Béguinage en France, alors qu’elle se sent attirée par le Carmel. Sophie Thérèse lutte, mais se détermine pour répondre à la volonté de Dieu qu’elle reconnaît correspondre à celle de son oncle, et que là, elle procurerait plus de gloire à Dieu :
"Pour exécuter la volonté de Dieu qui venait de m’être clairement manifestée, mon esprit dut marcher de tout point sur tout ce qu’estime le monde et sur son opinion…Quant aux appuis humains, il n’y en avait point. Toute ma richesse était la volonté de Dieu."
(Amour et Miséricorde 1854)
Comment aurait-elle pu reconnaître cette volonté divine qui était aux antipodes de son désir du carmel si elle n’était pas humble ?
L’humilité rend capable d’entendre une autre volonté que la sienne ; elle donne cette liberté de se livrer à Dieu et donne la lucidité de regarder en face diverses humiliations tout en les surmontant pour le bien d’autrui et pour procurer la gloire de Dieu.

Dix ans après la fondation du Béguinage, Sophie Thérèse devenue Mère Thérèse, toujours par humilité, s’interrogeait sur le Béguinage, prête à le dissoudre si c’était la volonté de Dieu :
" Ma volonté bien déterminée était donc de dissoudre ou de fondre ce qui existait pour peu que le bon Dieu en manifestât la volonté. Jamais je n’avais voulu être, cru devoir être autre chose qu’instrument et non moteur."
Elle consulte les Pères Jésuites et fait les Exercices spirituels de St Ignace au cours desquels elle voit la confirmation de son oeuvre avec "pour elle obligation d’y rester, de travailler à sa formation et son extension " .

Dans le précieux carnet de 1866, nous découvrons la pensée première de notre Fondatrice dans lequel elle fait sans cesse référence à l’humilité :
_" Le genre de vie de la Congrégation, en toutes choses doit avoir ces trois caractères de simplicité,d’humilité et de pauvreté." (Carnet de 1866 n°20)

Soeur Marie Clarisse