Congrégation des soeurs de Marie Auxiliatrice

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Mère Marie-François 1868-1874

Le 13 février 1868, entrait au postulat de Marie Auxiliatrice Julie R… Plusieurs Pères Jésuites la recommandaient. En fait, de son passé on ne savait que bien peu de choses… L’avenir en dévoila un peu plus, mais trop tard tout en laissant planer une zone de mystère.

Née en 1829, elle s’était mariée en 1849, et avait quitté le domicile conjugal 4 ans après. De 1853 à 1868, par certaines connaissances de la vie religieuse on suppose qu’elle a essayé d’entrer dans un couvent car elle se croyait appelée à être fondatrice. Dès son entrée, M. Thérèse de Soubiran vit en cette postulante de 39 ans, une maturité humaine et spirituelle, lui permettant de compter sur elle pour la Congrégation.

« Elle séduit tout d’abord par le brillant de ses exposés, la force et la clarté de ses raisonnements, la justesse de ses appréciations, la finesse, le tact et l’habileté de son action ; enfin elle se détermine par la foi vive et ardente dont elle est animée » M. Thérèse de S.

Le 1er juin 1870, Julie, prend l’habit, reçoit le nom de Sœur Marie François, et va seconder la Fondatrice lors de l’ouverture de la maison d’Amiens. Après sa profession, elle est nommée maîtresse du noviciat de Lyon.

Au Chapitre Général de 1871 à Londres le Chapitre Générale élit Mère M.François pour Assistante Générale. De retour d’Angleterre après la guerre, celle-ci va pousser la Fondatrice a développer les Œuvres de la Congrégation : la tentation est grande d’une extension précipitée : Bourges, Paris, Angers. La création d’ateliers de lingerie est mal acceptée car ils font concurrence aux commerçants et travailleuses à domicile. La situation devient préoccupante ; Mère M.Thérèse veut rétablir la situation et se heurte à la volonté de son Assistante…

Fin 1873 c’est la faillite que vient annoncer Mère M.François qui a usé de supercheries (reconnues 60 ans plus tard) pour falsifier les comptes et prouver que la Fondatrice ne pouvait plus gouverner la Congrégation, et donc la pousser à démissionner.

Mère M.Thérèse fut accusée « d’orgueiI et d’ambition, d’une affreuse irrégularité qui ne pouvait qu’attirer sur La Société la malédiction de Dieu ; de ne savoir en rien gouverner et administrer la Société. En des choses si graves, il est aisé de se donner tort ; de penser et de croire que d’autres feront mieux que nous…"

"Il me vint donc d’offrir, de donner ma démission et de proposer Mère M.François. ›› M Th de S.