Congrégation des soeurs de Marie Auxiliatrice

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Les soeurs de Marie-Auxiliatrice Les soeurs de Marie-Auxiliatrice

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Nuit de feu

Nuit du 5/6 novembre 1861 au Béguinage de Castelnaudary. Lieu source pour la Congrégation.

«  Le 6 novembre 1861, un incendie épouvantable dévora le couvent et faillit envelopper dans ses flammes 26 religieuses et bon nombre d’enfants. La très sainte Vierge invoquée donna miraculeusement le temps de sauver les personnes ; pour l’édifice, il fut détruit ; et chose remarquable, la veille au soir, après une instruction, il avait été dit : être de mauvaises religieuses, donner naissance à une communauté qui serait sans régularité et sans ferveur, il vaudrait mieux mourir mille fois, oui, il vaudrait mieux que le bon Dieu nous détruise toutes d’un seul coup, même en nous brûlant. »

M.Thérèse de Soubiran (manuscrit Amour et Miséricorde )
Pendant l’incendie, et dès que les secours furent organisés, Marie-Thérèse de Soubiran, qui avait emporté le Saint Sacrement pour le mettre à l’abri, passa le reste de la nuit en adoration, rejointe par quelques religieuses.
"L’événement est fondateur en ce qu’il est à l’origine de l’adoration eucharistique ; et plus précisément de l’adoration de nuit. Il l’est aussi pour la conception de la pauvreté religieuse à vivre à Marie Auxiliatrice.

Nuit de feu riche en symboles bibliques :

- Nuit : temps de repos, temps où peut germer la semence qui pousse toute seule. Nuit qui enveloppe la terre de son mystère quand la Parole se fait chair. Nuit pascale…

- Feu : qui brûle et détruit, purifie et se propage, qui consomme le sacrifice adressé à Dieu. Marie-Thérèse n’a pas choisi de brûler sa maison ; celle-ci a été livrée aux flammes sans son accord ! mystère de la destruction d’un bâtiment et d’une œuvre pour la construction d’une autre "maison "selon le cœur de Dieu, c’est le même mystère qui a pénétré les profondeurs du « oui » de Marie-Thérèse de Soubiran. Ce feu n’est pas venu par hasard. A la lumière de la foi, elle a compris tout ce qu’il signifiait pour elle et pour nous » (extrait d’une conférence de Sr Geneviève M. Perret)